C’est une nouvelle conséquence de la sécheresse : le débit de la Lesse, près de Dinant, en Belgique (Wallonie), n’est pas suffisant actuellement pour la pratique du canoë-kayak. L’activité est suspendue depuis le 31 juillet, en attendant le retour de la pluie…

« Il faut un débit minimal d’1,5m3 par seconde, on est à 1,3 », a expliqué le patron de Dinant Evasion, Olivier Pitance, au quotidien régional L’Avenir. La Belgique et les Hauts-de-France voisines n’ont eu que très peu de précipitations depuis le début de l’été. A Boulogne-sur-Mer, le club de canoë-kayak a lui aussi suspendu temporairement ses longues randonnées depuis Questrecques, faute d’un niveau d’eau suffisant sur la Liane.

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Dinant Evasion espère être en mesure de relancer l’activité dans les prochains jours. Mais cela se fera dans tous les cas avec un trafic réduit. Les bourgmestres (l’équivalent des maires) de Dinant et Houyet ont pris un arrêté de police pour limiter les mises à l’eau à soixante kayaks par demi-heure. Le but ? Officiellement, il s’agit d’assurer la distanciation physique entre les kayakistes, alors que le nombre de contaminations au Covid-19 repart à la hausse. La Lesse se transforme souvent en autoroute de canoës-kayaks l’été, ce qui n’est pas au goût de tous.

En temps normal, Dinant Evasion peut accueillir jusqu’à 1 369 kayaks par jour sur la Lesse. Son patron accueille forcément très mal la décision. Il n’exclue pas un recours en justice.

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