Un kayakiste amateur de 32 ans s’est tué dans un accident de kayak dimanche 25 avril à La Flèche (dans la Sarthe) sur le Loir, au niveau du moulin Poil-de-Reux. La préfecture et le club local de canoë-kayak rappellent les dangers qui entourent ce sport en plein boom.

L’homme de 32 ans faisait du kayak avec sa compagne, a rapporté dimanche un journaliste de France Bleu Maine. Le couple était originaire de la commune (La Flèche) et avait emprunté un kayak à une connaissance.

Les deux amateurs ont tenté de franchir le barrage du moulin du Poil-de-Reux, réputé dangereux, quand l’homme s’est retrouvé en difficulté dans les remous. Malgré l’intervention d’un témoin, le kayakiste est mort noyé.

La préfecture appelle à la vigilance

Sans préjuger des conclusions de l’enquête, plusieurs administrations et clubs officiels ont tenu à rappeler les dangers qui entourent ce sport de nature.

La préfecture de la Sarthe a envoyé un communiqué de presse aux rédactions à la suite de cet accident afin de rappeler « la nécessité de prendre toutes les précautions lors d’une activité nautique ou d’une baignade« .

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Les noyades sont responsables chaque année « d’environ 1 000 décès et, parfois, de graves séquelles« . « Elles sont la première cause de mortalité par accident de la vie courante chez les moins de 25 ans« , précise la préfecture.

L’occasion de rappeler les bonnes pratiques : « Il est important de se renseigner, avant de partir, sur la météo et les conditions de navigation (débit hydraulique, classement du cours d’eau, présence d’un barrage)« . Les structures locales (clubs de kayak, offices du tourisme, mairies, etc.) peuvent vous aider.

La réaction du club de La Flèche

La section canoë-kayak de l’Union des sports fléchois (USF) a été interrogée suite à cet accident par le quotidien régional Ouest-France. Le club voit défiler quelque 2 700 kayakistes amateurs chaque été.

« Nous voulons vraiment sensibiliser les pratiquants indépendants sur les risques, y témoigne son ex-présidente Catherine Leclerc. Il y a de vrais risques sur le Loir. Que l’on soit en kayak, en barque, en paddle, il faut faire attention.« 

L’USF canoë-kayak connaît bien le barrage où le drame s’est noué. Il est qualifié de dangereux parce qu’il crée un « rappel« , cet effet « machine à laver » qui coince la personne sous l’eau. « Il ne faut pas hésiter à se rapprocher de nous, à nous demander où se trouvent les barrages« , précise le nouveau président Emmanuel Perret, invitant aussi à faire des repérages, pieds à terre.

On essaiera de renseigner très prochainement cette portion du Loir. Nous rappelons que toute aide des clubs, afin de documenter les rivières de France, est précieuse, surtout en plein développement du kayak (n’hésitez pas à nous contacter).

Les autres conseils de la préfecture :

– « La consultation d’un topo-guide récent de la rivière vous permettra de prendre connaissance des points de repère et des passages difficiles« . On essaie de vous aider au mieux sur ce site. N’hésitez pas à y contribuer.

– « Il ne faut pas présumer de votre forme physique et adapter votre parcours à votre niveau et à celui de vos coéquipiers« .

– « Vous devrez vous munir d’un équipement adapté à la rivière et à votre morphologie (Une aide à la flottabilité de type gilet de sécurité (50 newtons minimum) ou une combinaison couvrant les jambes et le tronc. En eaux vives, un casque pour vous protéger des chocs et des chaussures antidérapantes ou des bottillons)« .

Ne partez jamais seul et prévenez quelqu’un à terre de votre parcours.

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